Aparté
J'ai vu passer un tweet avec une citation de Samuel Beckett : « Je dis "je" en sachant que ce n’est pas moi. » Ça reprend l'idée du fameux : « Je est un autre » de Rimbaud. Mon com sur ce qui est devenu un poncif (assez ennuyeux) est que, pour moi, c'est l'inverse : le "je" de l'écrit, c'est le vrai moi, sans masque, ni fioritures, ni autres faux-semblants – pouvant venir de l’ego comme de la pression sociale. Timidité et pudeur seraient plus ce qui me retient, IRL, tandis qu'à l'écrit, rien n'entrave plus ma liberté ! car je n'ai pas vraiment de pression sociale. M'en balec. C'est une mascarade qui fait danser en rang les bourgeois comme le populo. Or moi je suis un artistocrate ! Un écrivain (entre autres) qui partage avec son ami lecteur, complice et consentant, des impressions, sentiments, émotions ; et du charnel, et du sexuel, du sale, de la jouissance, donnant et recevant mutuellement, chacun à sa manière, nos yeux au fond de l'âme de l'autre, et nos âmes au fond d'elles-mêmes, juste pour le temps mouvant et suspendu de la lecture d'où s'échappe un méli-mélo d'images vivantes, entrelaçant nos vécus et imaginaires, communs et particuliers, restituant des souvenirs intenses qui peuvent être miens autant que tiens, car le partage est fécond ! que ce soit celui des corps ou des esprits, mêmement se livrant et étant délivrés.
Couché sur le papier, je suis nu ! comme un roy légendaire.

je suis d'accord avec ce que tu écris. Connais tu les livres d'Edouard Louis ?
RépondreSupprimerJe le connais de nom, mais j'ai jamais lu.
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